A chacun son métier (Numéro 2)

Posté par Régina Phallange le 16/02/2012 dans Intéractivité, L'équipe

Pour ce second numéro, et après avoir vu ce qu'était la fonction du paramétreur, nous allons nous intéresser au poste de rédacteur. Tout le monde sait en quoi consiste un exercice de rédaction, mais chez Comédia, est-ce réellement la même chose ? Pour mieux nous répondre, nous demanderons à Irène (60 ans, douze années d'ancienneté), Nadège (36 ans, douze années d'ancienneté) et Maxime (29 ans, six années d'ancienneté) de mieux nous éclairer sur leur tâche.

Régina Phallange : pour commencer, pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste votre travail ?

Irène, Nadège et Maxime : en fait, c'est assez simple. Nous sommes en charge de la correction des livrets fournis par les clients, que ce soit au niveau orthographique, grammatical et syntaxique. Les petites coquilles, les accents oubliés, les accords non faits... Tout ça, c'est notre quotidien.

RP : quelles sont selon vous les qualités indispensables pour être un bon rédacteur ?

N : une grande concentration et la capacité de relire et de comprendre les informations fournies. Evidemment, une bonne base littéraire est plus que nécessaire.

I : moi je dirais une bonne mémoire, une culture générale large et plutôt fournie, et surtout beaucoup de patience. En fait, on retrouve presque toujours les mêmes fautes, les questions de nos livrets ne sont pas toujours bien saisies et du coup, les réponses peuvent être inadaptées.

M : pour moi, la qualité principale, c'est la rigueur. On se doit d'être toujours attentif au moindre détail, que ce soit au niveau de la sémantique ou de la syntaxe. Et comme mes camarades ont pu le dire, on a vraiment besoin de beaucoup de concentration.

RP : quelle est pour vous la principale difficulté à laquelle vous êtes le plus confrontés ?

N : ce qu'il y a de plus dur, c'est de bien comprendre ce que le client a pu répondre aux questions et d'être capable de parfaitement retranscrire sa pensée. Par exemple, j'ai eu un client à qui je demandais son pire cauchemar. En réponse, j'ai eu "une rambarde de ponts au-dessus de l'eau". Vous admettrez qu'il n'est pas évident de savoir exactement ce que la personne entendait par là.

I : on appréhende énormément de faire des contresens, de ne pas arriver à bien saisir ce que les clients ont voulu dire et d'interpréter de manière fausse et impropre les réponses données. Mais il n'y a pas qu'un aspect négatif dans notre travail, bien au contraire. Oui, c'est parfois difficile et contraignant, mais on trouve surtout du plaisir lorsqu'on découvre des passages chargés d'émotion et pleins d'humour.

M : c'est tout à fait ça. Par notre travail, on se retrouve plongé dans la vie d'une famille, d'un couple ou d'amis de nos clients... C'est quelque chose d'absolument indescriptible comme sensation de partager une telle intimité avec des "inconnus" pourrait-on dire. Et c'est en ça que réside selon moi toute la difficulté de notre tâche. Nous entrons grâce aux clients dans un groupe, nous sommes proches d'eux et en tant que proches, nous ne voulons absolument pas les décevoir.

RP : merci à vous trois.

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